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> Dis-moi quel manga tu aimes, je te dirais qui tu es
JPJ-Pierre
posté 07 Apr 08 - 09:18
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Par Karyn POUPEE
AFP - Vendredi 4 avril, 13h21

TOKYO (AFP) - Pourquoi préfèrent-il "Naruto"? Pourquoi sont-ils moins réceptifs à "One Piece"? Les éditeurs de mangas japonais et producteurs de séries animées sont confrontés à des étrangers fans de la "pop culture" japonaise plus différents qu'il n'y paraît de leurs homologues nippons.

"On pourrait croire que les mangas et dessins animés qui font un malheur au Japon ont toutes chances de rencontrer aussi un public massif à l'étranger", indique Chistopher Macdonald, rédacteur en chef d'un site d'informations sur l'animation japonaise, animenewsnetwork.com.
Mais enchaîne-t-il immédiatement, il existe des exceptions.
"Le dessin animé +One Piece+ qui fait un carton sur l'Archipel est presque un flop aux Etats-Unis. Inversement, Naruto est plus populaire en Amérique qu'au Japon", précise-t-il.
"Il faut distinguer deux types de popularité", nuance Sean Chiochankitmun, président de l'organisation à but non lucratif Otakorp, organisatrice de rassemblements de fans de mangas et animation japonais aux Etats-Unis.
"Il y a une popularité commerciale, celle que l'on mesure en chiffres en fonction des ventes d'un manga ou de DVD, et puis il y a une popularité affective, différente, qui ne se traduit pas forcément en argent mais se voit dans le bruit fait autour d'un manga ou d'un dessin animé sur internet", détaille ce mordu de la "pop culture" nippone.
"Détective Conan ne génère par exemple pas un business énorme aux Etats-Unis mais n'en est pas moins un des personnages de manga les plus connus et appréciés", cite-il en exemple.
Dans ce contexte, les créateurs et producteurs japonais ont un peu de mal à concilier les attentes de leur public national et à s'octroyer simultanément les faveurs du nombre croissant d'adeptes des mangas et d'animation, en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, régions entre lesquelles existent en outre des différences culturelles.
Bien que les férus de ces créations nippones se recrutent par millions, la plupart des spécialistes considèrent qu'il ne s'agit pas d'un phénomène de masse, mais plutôt d'une accumulation de niches de publics parfois obnubilés par un genre de manga ou le héros d'une animation.
"Quelque 70 épisodes de séries animées sont produits chaque semaine pour les TV japonaises, mais seulement les plus fortes d'entre elles sont des succès en Europe", précise un dirigeant des studios Toei animation, Hidenori Oyama.
"Si les éditeurs et producteurs étrangers n'entrevoient pas les profits qu'ils peuvent tirer d'une adaptation dans leur pays, il ne se lancent pas", ajoute-t-il.
Or, c'est peut-être dans cette approche hyper-commerciale que le bât blesse, le secteur sciant inconsciemment la branche sur laquelle il est assis, selon les connaisseurs.
En effet, les inconditionnels étrangers des mangas et "animé" nippons, au courant de toutes les nouveautés qui sortent au Japon grâce à internet, refusent d'attendre des mois avant que les séries soient diffusées à l'étranger en bonne et due forme. Ils les piratent, les traduisent et les proposent gratuitement à leurs pairs.
"En 12 ou 24 heures, un épisode diffusé à la TV nippone est sur le Net", assure Sean Chiochankitmun.
Ce phénomène dit du "fansub" (sous-titrage par des fans) sabote les ventes de DVD.
"Pour les fans, il n'y a pas de différence entre regarder une série sur un écran de PC ou à la TV, donc, même s'ils adorent une série, il n'achèteront pas le DVD ensuite", souligne M. Macdonald.
"En revanche, les fans de mangas qui peuvent aussi lire des planches en ligne achètent quand même les livres ensuite, car la sensation est différente. Ils veulent posséder la collection à aligner joliment sur une étagère", renchérit Ed Chavez, rédacteur en chef du site mangacast.net.
Ce dernier déplore cependant que, contrairement aux fans Japonais de mangas, les étrangers accros à cette forme de narration ne s'intéressent absolument pas au travail des "mangaka" (auteurs).
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magic_d
posté 08 Apr 08 - 00:01
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Citation (JPJ-Pierre @ 07 Apr 08 - 10:18) *
Ce dernier déplore cependant que, contrairement aux fans Japonais de mangas, les étrangers accros à cette forme de narration ne s'intéressent absolument pas au travail des "mangaka" (auteurs).

J'ai aussi cette réflexion... Mais je reste mal placé pour parler "manga", n'étant pas un grand lecteur de bandes dessinées japonaises.
Tout ce que j'ai pu voir à Tokyo dans les boutiques spécialisées (du genre Mandarake par exemple à Shibuya ou Nakano) est effectivement assez différent, par rapport aux produits proposés, de ce que l'on peut voir en France généralement. Je m'explique : trouver un grand choix de "Art Book" ou tout un tas de produits dérivés autour des séries de manga est finalement assez simple à trouver à Tokyo. Il y a vraisemblablement pas mal d'amateurs pour ce genre de produits.
Il faut dire aussi que ces mêmes produits vendus en France ne sont que des produits d'importation en provenance du Japon. Le prix s'en ressent alors énormément ! Ce qui doit en refroidir plus d'un...
Peut-être que le manga japonais en France n'en est encore qu'à ces "premiers pas" et l'engouement du public français pour tel ou tel mangaka viendra avec le temps. Il y a d'ailleurs un phénomène assez paradoxale en France avec le mangaka Taniguchi Jiro : très gros succès commercial en France, le public semblant apprécié autant ses histoires que la finesse de ses dessins. Et bien ce même mangaka n'a pas spécialement la côte au Japon. On pourrait presque le considérer là-bas comme un dessinateur "hors norme" mais qui n'attire pas du tout le public, surtout pas les jeunes japonais.
Ce qui est désolant, c'est que les services marketing essayent de refourguer tel quel un succès commercial japonais à un public qui n'a pas du tout la même culture ni surtout les mêmes attentes. Parfois ça marche et ils sont contents d'eux, mais quand c'est un échec ils ont souvent du mal à ouvrir les yeux et analyser les raisons de ces échecs. L'offre sur place est aussi à prendre en compte. Le marché du manga au Japon est une vraie jungle, il n'en est pas (encore) de même en France.
Je pourrais tenir le même discours sur le cinéma japonais (bien rare) que l'on importe en France. Quelques critiques s'enthousiasment et les articles de presse sont élogieux mais les salles restent presque vide lors des projections...
Alors pourquoi Naruto a plus de succès en France que One Piece ? Difficile à savoir... Pour chacun de ces lancements, il faudrait lancer des analyses dès le départ, mais j'ai bien peur que les services marketing préfèrent faire dans le "vite fait mal fait" et passent très vite à autre chose sans se poser trop de question.
Heureusement, quelques maisons d'éditions en France n'ont pas l'optique "poule aux œufs d'or" que peut être le manga. Certains éditeurs réellement passionnés choisissent avec soin quels titres lancer sur le marché français avec, avant tout, un choix souvent dicté par leurs passions et pas obligatoirement par une rentabilité à court terme.

Je reste tout de même un bien mauvais défenseur du manga : je n'en lis que très très peu, je ne connais rien à rien de Naruto, encore moins de One Piece. Mais je m'énerve dès que je vois des grosses sociétés se lancer dans la vague "Japon c'est cool" sans s'intéresser à autre chose que l'argent éventuellement facile que cela pourra leur rapporter. C'est une fois de plus véhiculer une image très caricaturale de la culture nippone. On reste bien superficiel, on ne cherche surtout pas à y trouver du sens, on ne cherche qu'à vendre... Ce qui est malheureux c'est que le public souvent s'en contente. Il ne peut pas trop être blâmé : on ne lui propose rien de mieux que cet aspect "rose et mignon", sinon les prix sont absolument inabordables puisqu'en "import" seulement.
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Anne
posté 09 Apr 08 - 10:35
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En ce qui concerne une grosse partie des fansubs, ça n'a rien d'illégal en France, il s'agit d'un "trou" dans la légalité (IMG:http://forum.jeparlejaponais.com/style_emoticons/default/smile.gif)
Celui auquel je participais se concentrait sur des séries non licenciées en France et refusait de distribuer les épisodes traduits à partir du moment où une firme l'avait racheté (pour le revendre à un prix parfaitement exorbitant d'ailleurs)
Ils sont donc assez tranquilles de ce côté là, aucun risque de pris.
Mais c'est vrai que ca reste du piratage et de la distribution gratuite d'une propriété individuelle, je m'étonne même que ça n'ait toujours pas changé. (IMG:http://forum.jeparlejaponais.com/style_emoticons/default/huh.gif)
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sbensabeur
posté 13 Oct 08 - 19:02
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Citation (Anne @ 09 Apr 08 - 11:35) *
En ce qui concerne une grosse partie des fansubs, ça n'a rien d'illégal en France, il s'agit d'un "trou" dans la légalité (IMG:style_emoticons/default/smile.gif)


Désolé de faire revivre un topic d'outre tombe mais je me devais de rectifier ces propos.
Ce n'est pas un trou dans la légalité mais le fait qu'aucune poursuite n'a été demandé de la part des propriétaires des droits Japonais qui peuvent à tout moment poursuivre un français parce qu'il fait du fansub.

En plus de la distribution, il y a un point qui affirme le caractère illégal est l'altération de l'oeuvre sans l'avis de l'auteur. Peu importe si les sous titre ou le karaoké est parfait mais le fait d'ajouter des sous titres traduits (interprétation libre des traducteurs) peut porter atteinte à l'oeuvre.

Bien sûr, je ne crache pas sur le fansub, je suis même un fan de certains drama Japonais pour palier à la gréve des scénaristes américains, mais le fansub en France etait, est et sera illégal même si pour le moment aucune jurisprudence existe sur ce sujet en France.(Du moins, je n'en ai pas entendu parler)
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