Apprendre le japonais avec jeparlejaponais.com - cours de japonais en ligne

Bienvenue invité ( Connexion | Inscription )

 
Reply to this topicStart new topic
> Cinéphiles cherchent bons films désespérément, dossier cinéma
JPJ-Pierre
posté 07 May 08 - 13:39
Message #1


responsable
***

Groupe : Root Admin
Messages : 4908
Inscrit : 31 Aug 07
Lieu : Paris

Le 14 mai, les regards des cinéphiles du monde entier se tourneront vers Cannes. La ville deviendra le temps d'une quinzaine de jours la capitale mondiale du cinéma. Mais cette année encore, les amateurs de films japonais n'auront pas grand chose à se mettre sous la dent. Un seul long métrage représentera le pays du Soleil-levant. Il ne figure pas dans la compétition officielle, mais dans la sélection Un certain regard. Il s'agit de Tokyo Sonata de Kurosawa Kiyoshi. L'absence d'autres représentants nippons au 61ème Festival de Cannes contraste avec l'extraordinaire vitalité du cinéma japonais du moins si l'on en croit les chiffres. Voilà pourquoi il faut se demander s'il n'y a pas quelque chose qui cloche dans l'univers du 7ème art japonais, lui qui nous avait habitué à figurer dans les palmarès des grands festivals internationaux avec des cinéastes de légende comme Kurosawa Akira ou Imamura Shôhei. Certes Kawase Naomi avec sa Forêt de Mogari (Mogari no Mori) a reçu une récompense en 2007 à Cannes. Mais elle est, semble-t-il, l'exception qui confirme la règle selon laquelle le cinéma made in Japan n'a plus la cote auprès des responsables de festivals. On avait pourtant cru à l'apparition d'une relève avec Kitano Takeshi distingué à la Mostra de Venise en 1997 pour son formidable Hana-bi, mais le feu d'artifice (hanabi en japonais) s'est révélé en définitive décevant. Miyazaki Hayao a bien été récompensé à Berlin en 2002 pour Le Voyage de Chihiro (Sen to Chihiro no Kamikakushi), confirmant ainsi la suprématie japonaise dans l'univers de l'animation. Et après ?
Y a-t-il encore un metteur en scène pour sauver le cinéma japonais de la médiocrité dans laquelle il semble aujourd'hui se complaire ? La question peut sembler un peu présomptueuse dans la mesure où les résultats enregistrés par les productions nippones dans l'Archipel sont particulièrement bons. En 2006, année de référence pour les apôtres du renouveau cinématographique nippon, la part occupée par les films japonais s'est élevée à 53,2 %. C'était la première fois depuis 21 ans que les productions japonaises devançaient leurs homologues étrangères, américaines pour l'essentiel. A la même période, 404 films japonais ont été distribués contre 375 l'année précédente et on comptait 3062 écrans contre 2926 en 2005. Des chiffres pour le moins positifs qui ne satisfont pourtant que les patrons des grands studios et des chaînes de télévision dont le rôle est de plus en plus important dans le financement des films. Sur les 28 films ayant enregistré des recettes supérieures à un milliard de yens [6,1 millions d'euros] en 2006, 23 étaient produits ou financés par les chaînes de télévision qui voient dans le cinéma un bon moyen de compenser une baisse de leurs recettes publicitaires et avoir un réservoir de productions à une époque où les canaux de diffusion se multiplient. Toutefois, ces résultats ne réjouissent pas toute la profession. Il y a des voix qui s'élèvent pour dénoncer la création d'une “bulle” cinématographique à l'image de la bulle financière des années 1980. Celle-ci avait finalement éclaté, entraînant l'économie japonaise dans une profonde crise dont elle ne s'est pas encore tout à fait remise.
Shioda Akihiko, réalisateur entre autres de Gaichû (récompensé en 2001 au Festival des trois continents de Nantes), fait partie de ceux qui s'inquiètent de cette situation trop belle pour être vraie. Avec d'autres, il constate que la créativité et l'originalité cèdent leur place à la quête du profit immédiat garanti par des productions formatées et diffusées dans des complexes cinématographiques où l'on accorde très peu de place à des films d'auteurs. Il n'est donc pas étonnant de voir de moins en moins de longs métrages japonais dans les festivals internationaux. Pourtant le talent est bien là. Les cinéastes qui ont quelque chose à prouver et à exprimer ne manquent pas. Dans Tokyo Sonata, Kurosawa Kiyoshi s'intéresse à la famille au Japon, en mettant l'accent sur l'absence de communication au sein de celle-ci qui finit par tourner au drame. Nul doute qu'un thème pareil n'a guère de chances de plaire aux producteurs issus de la télévision plus habitués à des sujets légers et divertissants. Cela ne signifie pas pour autant qu'il faille produire uniquement des films pour festivals. Les décennies passées nous ont montré que la cohabitation était possible et que le public, si on lui en proposait, ne rechignait pas à regarder des films dont la finalité n'était pas seulement de remplir les poches des producteurs. Voilà pourquoi on peut garder l'espoir de voir des structures indépendantes comme Micott & Basara ou Entertainment FARM, dont l'objectif est d'entretenir la créativité des cinéastes, reprendre le flambeau abandonné par les acteurs traditionnels.

Image attachée
Tokyo Sonata de Kurosawa Kiyoshi
qui sera présenté à Cannes dans
la sélection Un certain regard.


Source: Claude Leblanc, OVNI n°631 (01/05/2008)
Go to the top of the page
 
+Quote Post
Anne
posté 09 May 08 - 09:52
Message #2


Advanced Member
***

Groupe : G Presse
Messages : 52
Inscrit : 17 Jan 08

pour la (triste) majorité des gens que je connais, film japonais = animes => le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoke...
ou alors, film japonais = films violents et/ou obscènes traitant de sombres histoires de samurai (IMG:http://forum.jeparlejaponais.com/style_emoticons/default/blink.gif)

chacun sa vision des choses après tout (IMG:http://forum.jeparlejaponais.com/style_emoticons/default/tongue.gif) je n'ai même pas vu Mogari no Mori (je me méfie des sélections de Cannes)
Go to the top of the page
 
+Quote Post
magic_d
posté 18 May 08 - 15:16
Message #3


Advanced Member
***

Groupe : G Presse
Messages : 101
Inscrit : 03 Sep 07
Lieu : Paris

Au contraire Anne, la sélection des films japonais à Cannes (pas seulement juste le "Festival" mais aussi la "Quinzaine des réalisateurs" et autres sections) permet de découvrir en France de très bons films japonais !
Il y a eu, par exemple, "Nobody knows" (qui avait remporté un prix) et "Le goût du thé" (Quinzaine des réalisateurs), ces deux films ont rencontré leur public entre autre grâce à leur présence à Cannes. Sinon je crois qu'ils seraient restés totalement inconnus du public français. Pareil pour les films de Naomi Kawase, même si ses sujets ne sont pas toujours très "faciles" au premier abord.
Go to the top of the page
 
+Quote Post
floriandu89
posté 20 Jun 08 - 23:48
Message #4


Advanced Member
***

Groupe : G Eleves du module 1
Messages : 86
Inscrit : 14 Jun 08
Lieu : appoigny
ville:appoigny

exactement les films japonais ne se figure pas uniquement sur les manga ou anime
il y a pas mal de bon film japonais le soucis c de les trouver ou de tomber dessus (si vous vous promener sur le net oublier tout site francophone ou anglais americain et farfouiller sur des site proprement japonais) enfin nous somme ici pour apprendre le japonais alors mettons ce que l'on apprend a l 'epreuve (IMG:http://forum.jeparlejaponais.com/style_emoticons/default/smile.gif)

sur site francophone les dernier tres bon films que j'ai eu la chances de voir s appellait appartement en français ! et le films de death note (assez vieux maintenant) qui a ete superbement bien realiser

ils ete de qualiter moyenne mais en vostfr mais bon avec les nouvelles loi contre les films sur le net et tout ce qui suit le site avait ete fermer :'(

je me permet de mettre un mini raccourcie car pas grand monde connais le raccourcie pour le google japonais

undefined

suffit d'avoir une jolie configuration de l ordinateur ou bien une tablette graphique et c'est partit vous pouvez vous promener en toute liberter dessus
Go to the top of the page
 
+Quote Post

Reply to this topicStart new topic
1 utilisateur(s) sur ce sujet (1 invité(s) et 0 utilisateur(s) anonyme(s))
0 membre(s) :

 

Copyright Editions Ilyfunet. All rights reserved.
No reproduction or republication without written permission.
IPB