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> rencontre avec Damien Marronneau et Xavier Norindr, J-Music, dossier spécial
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posté 25 Jul 07 - 22:16
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Soucieux d'assurer à la musique japonaise la place qu'elle mérite sur le marché français, une bande de copains a créé J-Music Distribution. Une structure qui utilise notamment Internet pour promouvoir les artistes venus du pays du Soleil-levant. Une initiative qui semble intéresser les maisons de disques nippones aujourd'hui plus promptes à apporter leur aide. Témoignage.

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Comment vous est venue l'idée de créer J-Music Distribution ?
D. M. & X. N. : Déjà il faut parler d'une rencontre en 2003 qui a été le déclencheur de l'aventure J-Music Distribution : Travaillant à l'époque chez MCM (La chaîne musicale), j'ai reçu un appel de Xavier Norindr me proposant de venir découvrir les soirées d'écoutes de rock japonais : les J-ROCK SESSION. C'est seulement deux ans plus tard que nous nous sommes revus et avons commencé à étudier le potentiel marché de la musique japonaise sur les consommateurs européens, tout cela grâce à un partenariat avec J-Music Europa (le 1er site d'information européen sur les artistes nippons et traduit en 10 langues). Nous avons réalisé un sondage sur les principaux marchés européens (France, Allemagne, Finlande...) et nous avons pu traiter un panel de 2000 réponses sur les habitudes de consommations de cette cible de "Fans". La présence des productions japonaises étant tellement faible dans les bacs, nous en avons donc conclut qu'il manquait une structure de distribution spécialisée, pour répondre aux demandes des revendeurs en terme de conseil, et à la demande des consommateurs en terme de diversité.

Quelles ont été les premières réactions de vos interlocuteurs japonais ?
D. M. & X. N. : Nos premiers contacts avec les maisons de disques japonaises (majors ou indépendants) se sont déroulées lors du MIDEM 2006 à Cannes : Bénéficiant d'un très bon accueil par rapport à la valeur ajoutée de notre activité, nous n'avons cependant pas eu de retour positif immédiat dans les mois qui suivirent. La méfiance des Japonais à l'égard d'une jeune société étrangère comme la nôtre s'est avérée une réalité.
Ce n'est que quelques mois après, et grâce à une longue série d'échanges relationnels composés de courriels, de coups de téléphone et de déplacement au Japon, que nous avons eu satisfaction en terme de négociation et signature de contrat de distribution officiel et exclusif.
Notre objectif premier lors du MIDEM, a été de sensibiliser les Japonais à l'existence d'un marché de niche en Europe, actuellement pleine croissance. Et nous avons réussi notre mission.

Avez-vous senti un changement d'attitude de la part des maisons de disque nippones au cours des derniers mois ?
D. M. & X. N. : Oui, le changement d'attitude est très flagrant et très rassurant. Lorsque l'on voit des sociétés comme Columbia, Avex ou encore Sony, s'interesser fortement à notre activité alors que nous sommes encore une micro structure, on se dit que l'esprit "isolationniste" japonais est en train de s'atténuer dans le secteur de l'industrie musicale : 2ème marché mondial en terme de volume, le marché musical japonais s'est longtemps suffi à lui-même. Mais étant donné une perte de vitesse des ventes physiques actuellement, les maisons de disques se tournent donc vers d'autres marchés potentiels tels que l'Europe ou les Etas-Unis.

Quels genres musicaux privilégiez-vous ?
D. M. & X. N. : Nous ne faisons aucune ségrégation de styles musicaux, et essayons de travailler un catalogue au spectre musical le plus large possible.
Le mouvement Visual Kei est devenu le fer de lance de l'expansion de la scène japonaise en Europe, mais nous avons comme objectif de présenter également d'autres styles aux consommateurs européens. Nous travaillons aujourd'hui avec un réseau de revendeurs spécialisés (librairie spécialisée, manga shop, etc...) et sommes en train d'ouvrir un compte distributeur à la FNAC et d'autres GSS (Grande surface spécialisée) la promotion de tout notre catalogue est actuellement relayé par les média français qui s'intéressent de plus en plus à la diversité des styles musicaux japonais (Europe 2, MTV, Rock One…)

L'engouement du public français pour le manga ou le cinéma japonais influence-t-il vos choix ?
D. M. & X. N. : Il existe en effet quelques liens entre ces industries (mangas/musique/cinéma). Certains artistes ou groupes japonais signent des BO d'animé ou musiques de film. Il nous arrive parfois de décider de distribuer et promouvoir un artiste en fonction de l'actualité du manga ou du cinéma, mais cela reste tout de même assez rare.
L'engouement du public nous facilite l'introduction de la musique japonaise en Europe. La personne lambda ayant déjà un attrait avec le manga ou le cinéma japonais sera beaucoup plus intéressée pour découvrir cette nouvelle scène.

Vous avez mis en place un site Internet au travers duquel vous distribuez plusieurs artistes nippons. Envisagez-vous de faire évoluer votre site en une plateforme de téléchargement de titres à l'instar du Music Store d'Apple dans la mesure où les consommateurs français sont privés d'accès à la version japonaise du Music Store ?
D. M. & X. N. : Oui, ceci est dans nos projets. Nous désirons faire évoluer notre plateforme actuelle de vente de produits (www.jmusicstore.com), en une plateforme de téléchargement numérique spécialisée dans les catalogues d'artistes japonais. Mais il est vrai que nous préférons privilégier d'abord notre activité de distributeur de produits physique (CD/DVD), alors que ceci est à l'inverse de la tendance actuelle du marché du disque, qui s'ouvre de plus en plus vers le numérique. Mais chaque chose en son temps...et laissons ce nouveau marché attirer les consommateurs avec de la musique non-dématérialisée !

Quels sont vos projets dans les mois à venir ?
D. M. & X. N. : Nos projets dans les mois à venir sont premièrement de signer les contrats de distribution que nous négocions actuellement avec les majors et indépendants. Deuxièmement, il s'agit de les implanter dans les grands réseaux de distribution type FNAC. Enfin, nous travaillons en partenariat avec quelques médias, comme par exemple le magazine Rock One, pour la sortie d'un numéro spécial "Japon" en Juillet-Août (30 000 ex.).


Propos recueillis par Claude Leblanc dans le n°591 d'OVNI
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